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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 00:00

Extrait de l'article du blog de Développement 25. 

 

 

3) Le repreneur

S’il était… il serait…

 

 

 

 

Un animal : un orque.

 

Le repreneur a généralement la quarantaine. Curieux de découvrir de nouveaux horizons, il a décidé de reprendre une entreprise, salariés inclus. Sa volonté : pérenniser les savoir-faire de l’entreprise, maintenir l’emploi et diriger tout ce petit monde afin d’instaurer une vraie coopération entre les salariés. Capitaine du bateau, cet entrepreneur est là pour donner un nouveau souffle à l’entreprise qu’il a repris tout en veillant sur la bonne collaboration de tous les salariés, à la manière de l’orque et son groupe. Il en va de la pérennité de l’entreprise.

 

Un élément : l’air.

 

Après tant d’années d’expérience en tant que salarié, cet entrepreneur a envie de changement et de liberté. Une opportunité s’est présentée et notre entrepreneur n’a pas mis  longtemps à se décider : la tête déjà dans les nuages, il veut reprendre cette entreprise et se libérer des contraintes hiérarchiques ! Attention, les envies de changement peuvent le conduire à se précipiter. Il est primordial d’effectuer un audit (financier et social) de l’entreprise avant de négocier sa reprise avec l’ancien patron.

 

Un objet : une table

 .

Eh oui, une table a généralement 4 pieds pour tenir debout. Il en va de même pour une entreprise avec des salariés. Bien connaître l’entreprise reprise c’est réaliser son évaluation aussi bien sur les points positifs (points forts et opportunités pour l’entreprise) que sur les points négatifs (faiblesses et menaces propres à l’entreprise). Ainsi le repreneur est sûr d’être en capacité de diriger cette entreprise en consolidant ses 4 pieds.

 

Une phrase : « Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite. » (Henry Ford)

 

Un adverbe : humblement.

 

 

Prochain portrait chinois : " l'homme d'affaires"

 

 

                                                                         

 

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 00:00

imagesCA5NT2D2.jpg Cétait  annoncé par Fleur PELLERIN pour la rentrée, c'est fait , c'est effectif à partir de ce mois de septembre.

Les médias nous présentent cela comme une excellente nouvelle, pour les entreprises ayant déposé le bilan, car cela redonnerait à leurs dirigeants ( environ 150 000 concernés), une seconde chance.

Il est vrai qu'en France, contrairement aux pays anglos-saxons, une faillite est trop souvent considérée comme imfamante et  ne laisse à l'entrepreneur quasiment aucune chance de rebondir par une nouvelle création d'entreprise.

La raison principale est que les banques n'accordent plus aucun crédit à une entreprise dont le dirigeant aurait cette  cotation de 040 auprès de la Banque de France.

Comme toujours, soyons précis et décodons cette décision :

Notons déjà qu'il y a au moins 3 types de faillites différentes. La première due aux circonstances économiques (défaut de paiement d'un très gros client, retournement de marché, etc..... ).La seconde imputable à une défaut de gestion du dirigeant, et enfin la troisième, la faillite frauduleuse, où le dirigeant a fait des malversations dans sa gestion de l'entreprise.

Donc, autant c'est une excellente idée de donner une seconde chance au dirigeant d'une faillite du premier type, autant cela ne semble pas sérieux  de redonner cette chance aux deux autres.Car dans l'activité de l'entreprise, chacun est souvent le client ou le fournisseur de l'autre, et allez donc expliquer à un fournisseur  à qui  son client lui a laissé une grosse ardoise irrécupérable en déposant son bilan, que celui -ci peut recommencer avec d'autres fournisseurs, comme si rien ne s'était passé.

Alors comment faire le tri ?

La Banque de France apporte une réponse illustrée par 3 cotations différentes :

 -  040 , la plus générale s'appliquant au dirigeant d'entreprise, dont la liquidation judiciaire remonte à moins de 3 ans

 -  050 , toujours dans le délai de 3 ans, qui s'applique au dirigeant dans le cas où il aurait fait faillite en même temps sur 2 entreprises

  - 060, dans le cas où en plus le dirigeant serait condamné par le Tribunal de Commerce  à une interdiction de gérer.

Cette différenciation de cotation semble donc bien répondre à la question.

J'y ajouterai toutefois un peti bémol, car cette distinction est faite par la Banque de France à partir des jugements établis par les Tribunaux de Commerce. Et ne dit on pas que parfois la justice est aveugle....dans le bon sens comme dans le mauvais.

Allez soyons positifs, et considérons que dans la grande  majorité des cas, les dirigeants malchanceux, avec la suppression de leur cotation 040, vont pouvoir réellement avoir une seconde chance.

Hé bien je n'en suis pas du tout persuadé, pourquoi ?

Tout simplement par ce que le banquier, de toute façon, avant d'accorder un crédit,  fera une recherche sur le dirigeant.

Il interrogera différents sites internet donnant des informations sur les entreprises existantes ou ayant cessé leur activité ( le plus évident étant : Infogreffe), et il trouvera aisément  un historique et même pour quelques euros, il pourra se procurer  les extraits détaillés du jugement du Tribunal de Commerce ayant prononcé la liquidation judiciaire.

En conclusion, cette mesure gouvernementale va dans le bon sens, mais dans l'état actuel, elle est beaucoup  plus théorique que pratique et elle est donc à classer plutôt dans un effet d'annonce, que dans une mesure efficiente pour redonner leur chance aux dirigeants d'entreprises qui  ont subi un revers circonstanciel.

Si vous voulez avoir une illustration de mon propos, interrogez les dirigeants d'entreprises qui, après un dépôt de bilan, bénéficient d'un plan de continuation,  c'est-à-dire que le Tribunal de Commerce  a jugé qu'ils étaient compétents, que leur entreprise était viable et méritait de continuer son activité. Combien d'entre eux obtiennent une réponse positive d'une banque , quant ils sollicitent un financement ? Pratiquement aucun !

Alors pourquoi le ferait elle, pour repartir sur une nouvelle aventure,avec un ancien dirigeant  ayant réalisé un dépôt de bilan , sous pretexte que sa cotation 040 été éffacée. 

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 00:00

Extrait de l'article du blog de Développement 25 .

 

 

2) Le jeune carriériste

S’il était… il serait…

Un animal : une pieuvre.

Fort de son expérience, cet entrepreneur ayant entre 25 et 30 ans sait réfléchir rapidement. Il est le seul maître à bord dans son entreprise et comme la pieuvre ses neurones sont connectés même en dehors de son cerveau. Eh oui, cet entrepreneur doit tout mettre en œuvre à partir de ses connaissances et de la jeune expérience qu’il a acquis.

 

                                                                              Un élément : l’eau.

Le jeune carriériste a fait de longues études et a été salarié. Si bien qu’il connait son métier et est plutôt confiant. Bref il se sent comme un poisson dans l’eau !

 

Un objet : un tabouret.

Ce travailleur indépendant ou freelance sait qu’il est seul à mener sa barque. Sans hiérarchie, il lui appartient de gérer son temps. Il prospecte pour affiner son réseau tout en acceptant les missions qu’il veut. Une certaine liberté qui comporte une part de risque car les revenus de ce jeune entrepreneur peuvent être variables. Tout comme le tabouret il fait tout pour se tenir droit... mais attention à ne pas perdre pied !

 

Une phrase : « Gardez le cap pendant la tempête, tenez ferme la barre. » (Guy Roux)

 

Un adverbe : indépendamment.

 

 

 Prochain portrait chinois : "le repreneur"

 

 

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 00:00

Je viens de conclure un échange de liens avec  le blog de Développement 25, Agence économique du Doubs,car nous poursuivons le même objectif d'apporter une aide aux créateurs et dirigeants de PME/PMI.

Mieux qu'une simple invitation à vous rendre sur ce blog , il m'a semblé plus opportun de publier en intégralité, avec l'accord de son rédacteur,un de ses récents articles, cf le titre en référence.  

 

"Tous les chefs d’entreprise ne fonctionnent pas de la même manière. Il en va de même pour les créateurs et repreneurs d’entreprise. Chacun, en fonction de ses qualités et de ce qu’il a vécu, a une appréciation et un rapport différent à la création et à la gestion d’entreprise. Chaque chef d’entreprise se différencie des autres par ses expériences mais aussi par la période de sa vie à laquelle il décide d’entreprendre. Après avoir étudié les différents profils types d’entrepreneurs, nous avons noté quelques caractéristiques propres à chacun afin de réaliser 5 portraits chinois dans lesquels vous pourrez vous retrouver.

 

1) Le jeune passionné                         2) Le jeune carriériste

3) Le repreneur                                      4) L'homme d'affaires

5) Le second life

 

1 ) Le jeune passionné

S’il était… il serait…

Un animal : un chat.

Cet entrepreneur est généralement âgé d’une vingtaine d’années. Il souhaite concilier travail et plaisir à travers l’expérimentation d’un travail qui le passionne pour être, comme le chat, sûr de ronronner. Généralement, l’entrepreneur de profil « jeune passionné » opère plus un choix de vie, que de métier. Le projet de cet entrepreneur est souvent innovant ou artistique. Ce jeune souhaite s’épanouir dans son entreprise car il sait qu’il est bon dans ce qu’il fait. Et surtout, il aime ça.

Un élément : le feu.

Le jeune entrepreneur est plein de vie, il a hâte de démarrer son activité. Tout juste sorti de l’école, il se lance dans la création de son entreprise. Certes sa tête est pleine d’idées, cependant il faut parfois maitriser sa fougue pour prendre le temps de se poser les bonnes questions. Avec peu ou sans expérience professionnelle suis-je sûr de maîtriser tous les aspects de mon entreprise, à commencer par mon étude de marché (mon idée géniale est-elle viable ?) ?

Un objet : un filet à papillon.

Ca y est, le jeune entrepreneur a son idée. L’étude de marché lui a prouvé qu’il pouvait réussir, il ne reste plus qu’à ce lancer. Comme toute chose la création d’entreprise s’apprend, et rares sont les jeunes entrepreneurs dont les connaissances initiales (acquises lors de leurs études) suffisent pour gérer une entreprise. Alors avant de se retrouver au pied du mur, il est conseillé aux jeunes entrepreneurs de se faire accompagner par un organisme tel que Développement 25. Des ateliers thématiques abordant tous les aspects de l’entreprise sont organisés tout au long de l’année.

Une phrase : « Rien ne sert de courir il faut partir à point. » (Dicton)

Un adverbe : intensément."

 

 

Le prochain article sera le portrait chinois du jeune carriériste. 

 

 
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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 00:00

imagesCAVZZH44.jpgJ'ai été contacté par les organisateurs de cette manifestation, et c'est vraiment avec plaisir que je salue leur initiative et publie l'article ci-après qu'ils m'ont envoyé pour annoncer leur manifestation.

Voilà une preuve supplémentaire qu'entreprendre est une source de créativité et que dans un contexte où beaucoup se laissent envahir par le pessimisme,la création d'entreprise reste un challenge enthousiasmant.

Alors quand des propositions concrètes de soutien opérationnel sont offertes, on ne peut que dire : BRAVO !

 

" Créer son entreprise, c'est souvent avoir une idée d'abord, puis regarder ensuite comment on s'y prend pour la transformer. Or à ce jour, les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir créer sans avoir d' idée d'activité.

 

Pour eux, une solution innovante s'offre le 22 novembre à Châtellerault. Les premiers Speed meeting de la création d'entreprise devraient être une belle opportunité pour celles et ceux qui ont envie de créer mais manquent d'idées. Il s'agira en effet ce jour-là de prendre des contacts lors d'entretiens rapides et efficaces pour trouver la bonne voie parmi 80 projets réalisables. Les étudiants de France Business School ont travaillé ces projets et remettront pour chacun des porteurs retenus les clés d'un démarrage accéléré et réussi (premières études, business plan, etc). "

 

Pour participer, il faut s'inscrire : http://economie.agglo-chattelrault.fr//les-speed-meeting-de-la-creation-d-entreprise

L'opération est présente sur : Facebook,Twitter,Viadéo,Linkedin ! On ne peut pas la manquer.

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 00:00

imagesCA9X5KQ3.jpgVoici que se déclenche sur la toile une nouvelle campagne de chefs d'entreprise exprimant leur ras le bol sur leurs conditions d'exploitation, plus particulièrement sur le poids des charges à payer par l'entreprise.

Le leader du mouvement qu'il a baptisé les "Tondus" est Guillaume de THOMAS .

L'action qu'il préconise est pour le moins radicale car il invite les patrons d'entreprise à ne plus payer du tout leurs charges sociales (URSSAF) jusqu'à ce qu'il obtienne un rendez vous avec un ministre du gouvernement pour lui expliquer sa solution alternative à ce paiement. Solution qui  serait beaucoup efficace pour relancer notre économie tout en conservant nos acquis sociaux.

Déjà, dans plusieurs articles de ce blog, j'ai abordé le sujet, démontrant que le poids des charges nuisait sans aucun doute à la compétitivité des entreprises.

Me plaçant toujours du côté de l'entreprise, mais aussi du côté de l'efficacité et du pragmatisme, j'ai marqué mon soutien au mouvement des Pigeons et fais part d'un peu plus de réserve pour celui des Poussins.

Mais là, franchement pour ce nouveau mouvement des Tondus, si l'intention est louable, la mise en oeuvre est nulle.

Tout d'abord qui est Guillaume de THOMAS ?

Il se présente comme chef d'entreprise d'une dizaine de sociétés. Pour ma part ,je n'en ai,  pour l'instant,  identifié qu'une seule "Equatorial Sauna", une chaine de Saunas Libertins ( dixit) qui pour l'instant compte 5 établissements en France et dont il est le co-fondateur. 

Sauna Libertin , voilà une activité dont j'ignorais l'existence et le mode de fonctionnement. Il est vrai que depuis les mésaventures de Dominique STRAUSS KAHN, le libertinage né en France à Versailles au XVII siècle redevient une pratique à la mode. Donc, probablement un marché porteur.... Avoir un comportement libertin, dans un espace confiné,et plongé dans une vapeur d'eau entre 70 et 80° me semble étonnant. ! Je demande à voir ... NON ! Excusez moi, pas de voyeurisme, je voulais dire.... à comprendre.

Redevons plus sérieux. Guillaume de Thomas annonce dans les médias avoir dejà le soutien de plus de 70 000 chefs d'entreprise dont plus de 15 000 auraient déjà cessé de payer leurs charges patronales.

Un rappel me semble utile : ne plus payer ses cotisations à l'URSSAF, expose immédiatement l'entreprise à une mise en demeure, suivie d'un  redressement fiscal, et force est de constater que ces actions gagnent chaque année en rapidité et efficacité. Donc inciter le chef d'entreprise à aller dans cette voie est irresponsable.

Pour vous aider à vous faire votre prope opinion, je vous invite à consulter :

- le site des Tondus : http://lestondus.fr/

- la page Facebook des Tondus, mais aussi celle : "les tondus n'ont rien compris" qui a été crée par des opposants pour exprimer  leur point de vue, car selon eux, Guillaune de THOMAS, censurait leur intervention sur sa page Facebook. Pratique peu sympathique.

Allez ! encore une petie anecdote : en 2012 Pôle Emploi aurait refusé de publier une offre d'emploi déposée par Guillaume de THOMAS, pour un travail dans un de ses Saunas Libertin, la jugeant pas assez ou trop explicite. Déjà cela avait valu à Guillaume de THOMAS, une petite couverture médiatique. Finalement un accord avait été trouvé avec Pôle Emploi.

Alors le lancement des Tondus : une bonne intention ou un coup de pub? Ou les deux ?

Pour ma part mon opinion est faite, suivre cette campagne est dangereux, inéfficace et non crédible. 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 00:00

imagesCAF1DKE2.jpgDécidemment, les banques sont incorrigibles.On vient de voir dans l'article précédent qu'elles avaient trouvé un nouveau terrain de jeu spéculatif, le marché des métaux, mais cela ne leur suffit pas, elles reviennent sur le terrain des produits dérivés adossés à des opérations de crédits.

Rappelons que ce même type de support a été la cause du déclenchement de la crise des subprimes, dont nous subissons encore les conséquences aujourdhui.

A cette époque, ces produits dérivés appelés CDO (Collaterized Deb Obligation) étaient adossés sur des crédits immobiliers à taux variable, et quand les taux se sont envolés, les emprunteurs sont devenus insolvables, ce qui a déclenché la réaction en chaine de la crise immobilière. Ces CDO servant de matière première dans la composition des supports de placement appelés les subprimes ont, de part leur nature spéculative (effet de levier très important) enclenché un extraordinaire mouvement de baisse devenu incontrôlable, qui a été le déclencheur  la crise des subprimes.

Après 2007, les CDO ont pratiquement disparu des marchés financiers et on comprend aisément pourquoi.

Mais quand on pense que son métier est la spéculation et pas uniquement  l'accompagnement de l'activité économique, on ne peut pas s'empêcher de revenir à son addiction préférée....la spéculation ! 

Donc, rien de surprenant de retrouver les mêmes acteurs avec en tête d'affiche:    Goldman Sachs, Citygroup, Morgan Stanley.

Alors par quoi ont ils remplacé les CDO ?

Par les CLO ( Collaterized Loan Obligation) : soit des produits dérivés adossés encore sur des crédits, mais cette fois plus sur des prêts immobiliers aux particuliers, mais sur des prêts faits aux entreprises.

On reprend les mêmes cuisiniers, qui appliquent les mêmes recettes,  et ils changent simplement un des éléments de base du plat offert  à la spéculation.

Pourquoi le font ils ?

Pour essentiellement deux raisons :  ils considérent que les produits dérivés sont  une source de profits fabuleux ( quand cela va dans le bon sens)  et ils pensent que la crise s'étant éloignée, de nouvelles perspectives de croissance pour les entreprises vont apparaître, donc que cela va devenir un excellent terrain de spéculation.

Espérons qu'ilsaient raison sur le redémarrage de l'économie réelle, car ce qui est insupportable, c'est que les Etats laissent faire et  qu'ils assistent apparemment impuissants à  la nouvelle fabrication d'une possible bombe à retardement dans l'économie virtuelle qui pourrait à nouveau  avec des conséquences encore plus catastrophiques démolir l'économie réelle en train de se reconstruire. 

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 00:00

imagesCA3JJU8A.jpgPour mieux illustrer mes propos de l'article précédent dans lequel je traite Jérome KERVIEL et  FAB LE FABULEUX  de lampistes servant  de boucs émissaires pour l'opinion, voici quelques nouvelles toutes fraîches de quelques-unes de nos grandes banques.

 Ne cherchez pas, ce n'est pas au cours des journaux télévisés que vous aurez des détails sur ces informations, contrairement aux tribulations juridiques illustrées de nos deux ex-traders.

Alors commençons par les Etats-Unis :

voilà qu'à nouveau, on reparle de GOLDMAN SACHS et de JP MORGAN CHASE , pas dans des opérations spéculatives hasardeuses sur les produits dérivés, mais sur des soupçons de manipulation des cours de l'aluminium. Hé oui, il faut bien se recyler et trouver d'autres terrains de jeux moins visibles du grand public.

Ha ! Naifs que nous sommes, comment imaginer qu'en buvant une canette de notre soda préféré sur la plage, on fait encore gagner de l'argent  à nos chères banques ! 

Les faits : des plaintes collectives ( Class Action) ont été déposées à la bourse de Hong Kong et aux Etats Unis pour entente illégale entre le London Metal Exchange (marché leader sur les transactions sur les métaux) et nos deux banques concernées, pour avoir sur-stocké de l'aluminium pour faire  grimper artificiellement les cours, et tirer au passage de substantielles plus-values. Un brasseur américain estime que cette spéculation aurait fait augmenter artificiellement le prix de l'aminium de près de 3 milliards de dollars en 2012.

Bien sûr, les banques contestent, donc la justice tranchera mais bizarrement  le London Metal Exchange vient de décider de changer certaines de ses règles de fonctionnement.

Vous vous dîtes que  de telles pratiques  ne seraient pas possibles en France et vous avez raison.........., mais pas comme vous le pensez, en effet c'est uniquement parce que nous sommes des "petits joueurs"  par rapport à ces grandes banques américaines.

Il n'empêche que l'ex-employeur de Jérôme KERVIEL, notre Sociéte Générale vient coup sur coup d'écoper de deux amendes de l'AMF ( l'Autorité des Marchés), une de 280 000 Euros, pour un Fonds Commun de Placement, qu'elle aurait vendu à ses clients sans les avertir suffisament sur le risque qu'ils prenaient , et une autre amende de  500 000 Euros pour des lacunes dans ses procèdures de contrôle de ses activités de gestion de placements.

Alors quand vous allez reposer votre canette de soda sur la plage cet été, en tentant d'oublier le montant des agios de votre découvert que vous verrez à la rentrée sur votre relevé de compte, soyez  rassurés, vos banques continuent à travailler et pensent bien à vous !  

  

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 18:01

imagesCAGWUEKU.jpgLa crise des subprimes commence à s'éloigner de plus en plus dans la mémoire collective, et pourtant ses conséquences financières et économiques en cascade continuent toujours à hypothéquer un retour mondial de la croissance.

Régulièrement un petit rappel discret dans les médias,des démélés judiciaires  de  notre " bouc émissaire" français, Jérome KERVIEL, ravivent un  peu les mémoires.

Mais que sont devenus tous les autres acteurs responsables :  patrons des grandes banques, traders des grandes places financières, dirigeants des grands fonds d'investissements spéculatifs ( Hedge Founds) ?

Certainement tous partis dans des campagnes reculées, car  le silence est assourdissant.

Par contre, on continue à agiter des petits drapeaux de " lampistes",  imprudents , n'ayant pas assez de cadavres dans leur placard pour inquiéter leur mentors et donc bénéficier de leur proctection.

Fab le Fabuleux, c'est le surnom de  Fabrice TOURRE, ex courtier de la Banque  américaine GOLDMAN SACHS , dont  de très nombreux articles ont révélé son rôle actif dans la crise des subprimes.

Hé bien son procès pour fraude vient de s'ouvrir à New York pour la vente de produits financiers en 2007, qui se sont révélés désastreux pendant la crise des subprimes pour les épargnants.

C'est vrai que Fab le Fabuleux  en a fait un peu trop, il s'est un peu trop "peopolisé" à la bonne époque, appartement luxueux , belles voitures, et mails humoristiques( parfois d'un goût douteux), sur la situation à certains de ses collègues.

Tout cela est vu maintenant avec le prisme déformant des conséquences de la crise financière et livré à l'appréciation de la justice, un peu hors du contexte de l'époque.

Ce français est devenu aux USA, le symbol des "voyous de la finance" . C'est pratique, il n'est pas américain, donc l'honneur est sauf  !

Surtout qu'entre temps,  la Banque GOLDMAN  SACHS a négocié  avec la SEC, (le gendarme Wall Street), le retrait de la plainte déposé par celle-ci, moyennant le versement d'une somme de  550 000 millions de dollars. Accord finalement conclu , qui a permis à la banque de ne pas subir un procès qui aurait été obligatoirement fortement médiatisé. 

On peut supposer que Fabrice TOURRE va vivre une saga judiciaire de même type que celle de Jérôme KERVIEL, car tous deux n'ont pas assez d'argent  pour négocier.

Il ne s'agit pas de les plaindre, mais simplement de montrer que ce sont des arbres qui cachent la fôret et que la vraie injustice est  bien là, car les vrais coupables ayant échappés aux sanctions  vivent dans le confort, et certains sont mêmes redevenus actifs, en appliquant  les mêmes recettes pour s'enrichir à court terme au risque de fragiliser  à nouveau l'économie mondiale. 

Voulez vous, un fait supplémentaire !

Ce 22 juillet,  UBS, la première banque suisse, vient elle aussi de signer un accord de principe avec les autorités américaines pour éviter des poursuites sur certaines de ses opérations financières relatives aux subprimes pour la période de 2004 à 2007. On ignore encore précisément le montant de la transaction, mais la banque vient de provisionner 658 000 millions d'euros (pour litige)  au 2ème trimestre 2013, au moment même où elle déclarait sur cette période un bénéfice de 558 000 millions d'euros . Les provisons  venant en déduction du bénéfice, voilà un moment bien opportun, de se sortir un épine du pied à bon compte en diminuant le montant des impôts à payer sur les bénéfices. 

Voilà UBS se refait  une santé, avec une prévision de bénéfice annuel en hausse de plus de 7% !

Oubliés les démarches commerciales illégales pour encourager les riches français à ouvrir des comptes en Suisse ?

Oubliés les accusations scandaleuses sur de possibles manipulations des taux interbancaires ?

Jérome KERVIEL et Fab le Fabuleux vous n'êtes pas excusables d'avoir jouer avec l'argent des autres,mais vous traiter  de la sorte en boucs émissaires c'est en faire un peu trop, beaucoup trop !  

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 00:00

imagesCAVWP0JB.jpgEncore une histoire vraie, relatée avec humour ( il vaut mieux), sur le mode du sketch bien connu de Jean Marie BIGARD.

Il y a actuellement  en France environ  3,3 millions de chômeurs, dont 80 000 à 90 000 perdent leurs droits tous les mois.

Pourquoi une PME dans la conjoncture actuelle, prendrait le risque d'embaucher un de ces chômeurs en fin de droits ?

Bon, ADMETTONS que le chef d'entreprise veuille quand même le faire, il faut être un peu fou, mais ADMETTONS, qu'il se lance quand même.

Comme il souhaite bénéficier des aides de l'Etat portant sur un allégement des charges sociales, première démarche, il contacte Pôle Emploi.

ADMETTONS qu'il ait vraiment beaucoup de temps libre, pour patienter au téléphone, passer les menus de sélection, pour finalement s'entendre dire que tous les conseillers sont occupés et qu'il vaut mieux rappeler ultérieurement .

 ADMETTONS qu'il persévère et qu' à la xième tentative, il obtienne enfin un contact. 

Que lui dit on ?

"Votre siège est à PARIS et vous embauchez sur un bureau de Province, il faut contacter le bureau Pôle Emploi dont dépend votre siège et pas celui dont dépend votre futur employé"

ADMETTONS  que ce chef d'entreprise, qui décidemment, a vraiment  du temps de libre, recommence avec les mêmes dificultés à tenter de recontacter l' autre agence de Pôle Emploi et résiste psycologiquement au même scénario. 

Enfin au bout d'une bonne heure et demi, il obtient un conseiller, qui lui donne les éléments du dossier ,mais lui dit que la demande doit être faite sur place en sa présence et celle du salarié. Sauf que le salarié doit être embauché sur BORDEAUX et que le siège est à PARIS........ Il faut donc pour l'embaucher payer au salarié un aller retour BORDEAUX/PARIS  pour une signature ?

ADMETTONS que ce chef d'entreprise qui  a toujours du temps à perdre et un certain talent de persuasion, arrive à obtenir, après négociation et argumentation,à titre  exceptionnel, qu'on lui envoie le document à BORDEAUX où il  se trouve en présence du futur employé dans le bureau de province.OUF ! Un responsable du Pôle Emploi a débloqué la situation.

Certains pourraient croire que notre" chauve souris " va sonner à la porte.

Hé bien non, de fait ,elle est encore dans l'ascenceur.....

Deuxième démarche : notre chef d'entreprise doit maintenant déclarer son embauche à l'URSSAF, et aux autres organismes sociaux. Bonne surprise l'URSSAF offre en ligne un guichet unique qui permet de faire une seule déclaration (la DPAE) qui est dispatchée aux autres organismes. Se souvenant  d'une galère précédente proche de celle venant de se passer  avec Pôle Emploi, voilà notre chef d'entreprise, recrachant son cachet de tranxène, qui remplit le document en ligne.

Tout va bien jusqu'à un menu déroulant qui propose une vingtaine d'organismes de médecine du travail, mais bien sûr

tous à PARIS et.......pas de case  "autres "  pour proposer un organisme bordelais. Bien évidemment , cette non réponse est bloquante et ne permet pas de valider la déclaration !

ADMETTONS notre chef d'entreprise, restant incorrigiblement optimiste, et ne voulant pas de nouveau encore galérer au téléphone, voit dans le site URSSAF, une boîte de messagerie dédiée, lui permettant de demander comment faire pour contourner ce blocage.

Le voilà tout ragaillardi, qui pose sa question. Formidable! Il a un accusé de réception immédiat qui lui dit qu'on va lui répondre.

Las trois fois hélas, pendant toute la semaine qui  suit, la consultation  journalière de la messagerie URSSAF dédiée, lui répond toujours : " en cours"......!

Il décide donc de choisir   au hasard un organisme parisien, et çà marche. 

ADMETTONS  que doué d'une grande  capacité de résistance à l'énervement et n'ayant décidemment  vraiment rien à faire de la journée, il décide de parler coûte que coûte à un conseiller de l'URSSAF, pour évoquer ce problème et surtout être certain que sa déclaration a bien été enregistrée

Il décide  alors  de passer le temps qu'il faudra, mais qu'il finira  enfin par parler à quelqu'un.

Après beaucoup de temps,et beaucoup de "tous nos conseillers sont occupés , merci de rappeler ultérieurement", enfin il entend une petite voix, qui lui dit : " c"est bon comme cela, on modifiera plus tard, car notre informatique est en panne pour une durée indéterminée....." 

ADMETTONS que notre chef d'entreprise ait résisté à tout cela,et donc validé son embauche, combien de futurs employeurs iront jusqu'au bout de cette démarche? Je ne sais pas pour vous , mais moi ça me fait peur !        

       

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  • le banquier entrepreneur
  • banquier à la retraite depuis peu , devenu gérant  d'une belle PME,  ayant la double expérience de la vie de l'entreprise, et encore du temps libre 
pour apporter gratuitement des réponses aux créateurs  et dirigeants d'entreprises .
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